Matières textiles écologiques : comment s'habiller écolo

Matière textile écologique : quelles fibres privilégier pour préserver l’environnement ?

À l’heure actuelle, l’industrie du textile a un impact important sur l’environnement et le réchauffement climatique. Ce problème repose essentiellement sur les matières textiles choisies.  En effet, les matières synthétiques, bien que faciles à produire, ont un poids conséquent sur la pollution. Entre la forte consommation d’eau, l’usage de pesticides et de produits chimiques, la situation n’est aujourd’hui plus supportable sur le plan écologique. Néanmoins, il est possible de réduire l’impact écologique du textile, en privilégiant certaines matières.

L’impact de l’industrie textile

L’industrie du textile serait le 3e plus grand consommateur d’eau, après la culture de blé et de riz. L’eau sert pour la production des matières textiles, la culture des fibres, mais également la fabrication des produits chimiques.

L’industrie textile consomme plus de 3 milliards de tonnes d’eau par an pour teindre environ 30 milliards de kilos de tissus. Selon la Banque mondiale, l’industrie textile représente environ 20% de la pollution de l’eau dans le monde.

Le coton représente presque la majorité des matières utilisées. Cependant, sa production nécessite une importante consommation d’eau, soit environ 15 000 à 25 000 litres d’eau par kilo, essentiellement à cause de sa grande quantité de lavage nécéssaire. Un manque d’eau durant les changements climatiques peut avoir des conséquences catastrophiques, notamment dans le secteur agricole.

Pollution industrie textile

Un proverbe espagnol dit: lo barato sale caro, signifiant que les produits bon marché finissent par coûter cher. Donc, pour réduire l’impact de l’industrie textile, il serait préférable de remplacer les fibres synthétiques par des matières textiles écologiques :

  • faibles en consommation d’eau,
  • d’une qualité durable dans le temps,
  • issues d’agriculture biologique.

Les 7 matières textiles écologiques à privilégier

textile ecologique

Le coton bio

L’avantage du coton bio est le fait qu’il soit cultivé sans pesticides, insecticides ni engrais chimiques, ou OGM. Les engrais utilisés sont naturels. Le coton bio est une matière textile écologique peu gourmande en eau contrairement au coton classique. Pour s’assurer de son authenticité, il faut donc se pencher sur les labels de certification. En revanche, un tissu fabriqué à partir de coton bio s’avère onéreux.

La fibre de lait

C’est un fait peu connu, mais il est pourtant bel et bien possible de produire du tissu avec du lait. Très économique, la fibre de lait ne nécessite que 2 litres d’eau par kilos. Cela reste un grand avantage écologique, notamment pour utiliser le lait de vache non consommé, afin de produire des matières textiles écologiques. Un vêtement fabriqué en fibre de lait offre une texture douce comme de la soie.

La fibre d’ananas

Le Piñatex, aussi appelé le <a href= »http://www.la-goose.com/cuir-dananas-bonne-ou-mauvaise-idee//« >cuir d’ananas</a>, est une matière textile écologique alternative au cuir animal. Le cuir d’ananas est fabriqué à partir de feuilles d’ananas. Généralement issue des déchets lors des récoltes, cette matière ne nécessite pas d’eau ni d’engrais. Utilisées depuis longtemps aux Philippines, les productions en fibre d’ananas permettent de remplacer le cuir d’origine animale.

Le lin

Très solide, la culture du lin ne demande que très peu d’eau et de pesticides. Grâce à ses propriétés thermorégulatrices, porter un vêtement en lin permet de ne jamais avoir chaud. Cultivées principalement en France et en Europe, les émissions liées aux transports sont réduites de manière considérable. Néanmoins, ce tissu a tendance à se froisser plus rapidement que le coton.

Chemises lin

Le chanvre

Le chanvre est la matière textile la plus écologique. En effet, cette matière n’est pas polluante, que ce soit lors de sa culture ou lors de sa transformation. Très résistante aux insectes, la culture le chanvre ne nécessite pas d’engrais ni de pesticides. Cette matière a d’ailleurs la particularité de régénérer les sols sur lesquels elle est cultivée.

La France se trouve être le principal producteur de chanvre au monde. Les textiles fabriqués en chanvre sont biodégradables, résistants et surtout bons pour la peau. Bien qu’il soit intéressant en matière d’isolation, le chanvre peut cependant être couplé à d’autres produits synthétiques afin d’augmenter son élasticité et sa résistance au feu.

Le liège

Le liège provient de l’écorce des arbres de chêne-liège, dont les forêts forment des barrières anti-incendies naturelles. Le liège est une matière textile écologique durable, renouvelable et biodégradable. Nul besoin d’abattre le chêne-liège pour récolter l’écorce. De plus, cette dernière se régénère après chaque récolte. Le liège s’adapte parfaitement aux chaussures écoresponsables grâce à son élasticité.

Le tannage végétal

Le tannage végétal est une technique naturelle existant depuis des générations. Le bois, les écorces, les baies ou encore les feuilles sont utilisés pour tanner les peaux. Aujourd’hui sont utilisés des extraits végétaux concentrés, permettant de réduire le temps de maturation. Les textiles fabriqués en tannage végétal sont donc biodégradables, et peuvent durer des années. Son inconvénient reste sa sensibilité à l’eau et sa facilité à se tâcher. Les couleurs proposées sont également limitées.

Sont-ils envisageables pour une production à grande échelle ?

Encore une fois, l’industrie textile est l’un des responsables de la pollution et du réchauffement climatique. Il s’avère compliqué de mesurer précisément son impact écologique, et de le diminuer. En effet, plusieurs facteurs sont à prendre en compte lors de la fabrication d’un vêtement :

  • matière textile utilisée,
  • méthode de fabrication,
  • teinture du textile,
  • marketing,
  • transport,
  • recyclage, etc.

Compte tenu des conditions climatiques en France, il n’est pas possible de réaliser la culture du coton. Toutefois, il est possible de réduire l’impact écologique en changeant les habitudes de consommation. Le changement passe dans un premier temps par le choix du textile. Privilégier l’une des matières végétales citées précédemment favorise l’économie locale tout en réduisant la pollution. Ces fibres peuvent en effet coûter plus chères à l’achat, mais sont néanmoins plus rentables à long terme.

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